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dimanche 7 août 2011

Les problèmes des Etats face à la finance mondiale

Une question à laquelle il est difficile de répondre, c'est bien : qui sont les marchés ? Sont-ce des petits épargnants ou des grandes fortunes amassées par la spéculation ? Sont-ce uniquement des institutions type Fonds d'investissements, Banques, Assurances, ou sont-ce des particuliers ?

Il est difficile de trancher de manière certaine. La financiarisation de l'économie, dans les années 1980 a renforcé un mic-mac difficile à comprendre et à cerner, même par les soi-disant "Pontes" de la finance. Ce qui est connu, ce sont les différentes couches ou strates de personnes (physiques ou morales) qui influent sur la finance mondiale. La question qui reste difficile à trancher c'est la proportion de chacune de ces couches.
On a tout en haut de l’échelle, des institutions type Banques d'investissement et fonds d'investissement ou de pension. Ceux-là sont ceux qui prennent les décisions spéculatives que l'on connaît en ce moment, la plupart du temps pour répondre à des engagements de rentabilité pris envers leurs clients.
En bas de l'échelle, on a des individus. Petits épargnants, retraités, et grosses fortunes (comme Georges Soros), ce sont eux les commanditaires des institutions qui nous attaquent. La question à laquelle je ne saurais répondre, c'est la répartition dans cette catégorie des grosses fortunes et des petits épargnants ou retraités, en volume ou en valeur.

La réponse est importante, parce qu'elle a un impact sur la riposte face aux attaques de la finance. Si ce sont, en valeur, les grandes fortunes qui, pour s'enrichir davantage, spéculent à en mettre à bas des Etats, alors l'arme inflationniste devrait être utilisée. Celle-ci réduirait la valeur de leur capitaux, et les obligerait à utiliser différemment leurs richesses, notamment pour investir ou consommer.

Si la source de tous ces maux sont, en valeur, des petits épargnants et des retraités, alors la question du recours à l'inflation se pose. En effet, il peut être injuste de diluer la richesse de ces "petites-gens", et dans ce cas-là, seule la régulation du système financier dans son ensemble peut s'avérer être une bonne réponse : depuis 2008, pour la première fois dans l'histoire française, la majorité de la richesse nationale est détenue par les inactifs, c'est-à-dire les retraités (un chômeur est un actif, puisqu'il est à la recherche d'un emploi). De ce fait, il paraît risqué de dissoudre la valeur des capitaux des inactifs, ce qui reviendrait à une évaporation pure et simple d'une partie de la richesse nationale.

On pourrait bien sûr se demander s'il est juste que la population inactive concentre la majorité de la richesse, sachant que ceux-ci ont une propension à consommer plus faible (et donc que l'injection de leurs liquidités dans l'économie est moindre). Je suis personnellement convaincu, mais ce n'est que mon intime conviction, qu'il y a une forme d'injustice à ce que les actifs soient plus pauvres que les inactifs, sachant qu'ils doivent payer pour les retraites des inactifs et qu'ils sont la force productive du pays. Autrement dit, je préférerais réduire la valeur des richesses des inactifs au profit de celle des actifs, qui constituent le moteur de notre économie...

2 commentaires:

  1. L'arme inflationniste? Mais une nouvelle fois, les tentatives isolées feront flop! Si cette arme est utilisée par la zone Euro, les capitaux en euro au lieu de se déverser via la consommation fileront bel et bien vers d'autres zones plus clémentes!
    Et nous aurons tout perdu!

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  2. @Methedras : Sur le principe, c'est certain que c'est l'action groupée qui fera une vraie différence. Mais même si l'utilisation de l'inflation n'était opérée que par l'UE, je ne vois pas d'autres zones plus clémentes dans le monde : La Chine et ses 10% d'inflation ? Le Japon où actuellement on manque de tout ? Les USA qui stoppent tout juste leur politique de planche à billets ? Non... utiliser l'arme inflationniste, de manière raisonnable a peu de chance de provoquer une fuite des capitaux.

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